Vendredi matin, alors que certains se lèvent de bon matin pour se transformer en boulangers, les autres se lèvent à l'heure normale sous la fine pluie
qui tombait. Préparation des sacs expéditive, et on annonce les 4 équipes...
Récit de l’équipe de HA (Raphaël),
Alexandre, Béné, Jean et JB:
Hé bien, ceux qui vont prendre le chemin le plus dur vont déguster... Après des adieux dramatiques et larmoyants, nous nous séparons, et deux groupes se dirigent vers le RimliBus. Quelques
kilomètres plus tard, tout le monde descend, on ne peut pas aller plus loin en voiture. Nous entamons alors une marche qui va durer... durer... nous ne savions pas ce qui nous attendait, mais tout
compte fait, ça valait mieux, nous aurions pu nous décourager. Après quelques
énigmes dans le village, nous avons découvert notre première montée. Tout le monde va bien
Le Mémorial
Brun : élevé à la mémoire de Gaston Brun, soldat français tué en 1914 par sa propre armée alors qu’il rentrait d’une mission de reconnaissance.? Hé bien, ce n'est que l'échauffement !!
A travers la forêt, le paysage devient plus sauvage et naturel, un peu plus humide aussi, d'ailleurs...
Première halte pour manger au pied du mémorial Brun (qui n'est pas de couleur marron, d'ailleurs), puis traversée d'une petite rivière (glacée, gare aux malheureux qui tenteraient de laver leur
Opinel dedans !). Et là commence une grosse ascension, avec l'apparition des premières ampoules aux pieds. La pluie tombe sans discontinuer, et nos chaussures sèches font rapidement « flotch
flotch » quand nous marchons. Le moral des troupes n'est quand même pas entamé, mais c'est harassés de fatigue que nous rejoignons l'autre équipe qui a choisi un chemin dur. Le pré mouillé
de la ferme-auberge nous tentait bien pour dormir, mais le sympathique propriétaire des lieux nous a ouvert les portes de sa grange.
C'est donc dans la paille, près des vaches et trempés que nous avons passé notre première nuit. Le ravitaillement et Pierre n'arrivant que... très tard... nous nous
vengeons sur le Nutella, qui passe allègrement dans les rangs. Après avoir fait cuire des raviolis rapidement avalés à une heure que nous ne citerons pas, nous plongeons dans nos sacs de
couchage.
Béné
Récit de l’équipe de KU (Solenne),
Floris, Jason, Pierre et Tristan:
Réveil matin, soleil et bonne humeur sont au rendez-vous. Vers 10h30, nous sommes partis pour une journée ensoleillée (enfin, c’est ce qu’on pense). Malheureusement, trente
minutes plus tard, la pluie se met à tomber. Nous gravîmes le col de Lauchen où nous avons fait un temps spi. A cet endroit, la première énigme parlait de tartine au beurre. Le col d’Oberlauchen
fut notre prochaine destination où nous avons eu une vue nuageuse. La pluie nous a trempé, mais nous n’étions pas découragés. Nous sommes arrivés sur une route pleine de monde. Le Tour de France
était passé cinq minutes plus tôt . Dommage! Les derniers virages et nous sommes arrivés au Schnepfenried. C’est là que le deuxième groupe nous a rejoint
Tristan
Récit de l’équipe de NA (Anne),
Clara, Floriane, Manu, Michael, Simon et Timothée
C’est motivé et rempli d’énergie que notre groupe se met en route vers des destinations alors inconnues. L’humour fuse, on se charie, l’épreuve des azimuts de Buhl se passe
sans soucis, avec un bel esprit d’équipe, sous les aboiements des nombreux chiens de ce charmant village. Puis, nous nous rendons au col du Bannstein. Cette étape est également vite éxpédiée. A
notre arrivée, nous constatons avec surprise la présence de caravanes, d’un nombre important de personnes et d’une force policière: eh oui, nous voici sur le parcours du Tour de France! Nous nous
renseignons, pleins d’espoir, sur l’heure de passage des cyclistes: c’est une déception, ils passent dans trois heures...
Nous repartons donc et entammons la montée vers le col du Boenlesgrab. A la moitié du parcours, une pause déjeuner s’impose. Nous dégustons notre pain, nos saucisses, notre quatre quart et nos
framboises cueillies sur le chemin avec plaisir. Puis, nous repartons et, au bout de cent mètres, c’est le drame: la pluie commence à tomber. A ce moment-là, nous croyons encore à une pluie
momentanée...
Nous sortons donc K-ways et ponchos et nous remettons en route plus ou moins ridicules. Au bout d’un moment, une pancarte nous remplit d’espoir, elle nous
indique notre destination à 200m. Résultat, nous marchons encore une demi-heure, persuadés d’être perdus, avant d’arriver à bon port par une côte évoquant à Anne la montée au paradis. Soulagés,
mais fatigués, nous faisons notre temps spi et Clara et Floriane vont remplir les gourdes dans une auberge.
Puis, c’est l’ascension vers le Petit Ballon avec au menu: de la pluie incessante, du vent et des ponchos en désintégration. Après un arrêt dans un bunker pour goûter, nous arrivons au sommet du
Petit Ballon, éprouvés mais contents, une éclaircie nous révèle un superbe panorama. Puis c’est la descente vers l’auberge. Nous espérons secrètement avoir accès à la chaleur de l’auberge, mais
ces espoirs sont futiles, l’aubergiste nous envoie dans la forêt chercher une “plate-forme” (imaginaire: ils ne l’ont jamais trouvée!). Dans la forêt, tout est trempé, nous tremblons,
certains veulent même abandonner! Nous commençons alors à attendre des nouvelles des autres groupes et de Pierre. Là, nous devenons fous, le froid nous rend ivres, nous ne sommes plus nous-mêmes.
En désespoir de cause, nous nous réfugions dans une bâche, serrés les uns contre les autres et chantons des cantiques.
Enfin, nous sommes informés que l’auberge nous ouvre ses portes. Nous redescendons donc, mais ce n’est pas terminé, il faut attendre Pierre et le ravitaillement. Au bout d’un temps long, très
long, trop long, le voilà! La joie est cependant de courte durée, nous échouons avec la bouteille de gaz et nous découvrons la perte d’un pain et de fromage. Dépités, nous mangeons un pain et
nous nous rendons devant l’auberge. Après une ultime attente, ça y est, c’est la chaleur! Notre joie est complète quand nous découvrons les matelas sur lesquels nous allons passer la nuit.
Simon
Récit de l’équipe de MA (Marine),
Christian, Elsa, Floflo, Fred, Kevin et Manu:
La journée commence sur une note positive, un beau soleil brille, le bivouac s'annonce bien. L'équipe constituée de Floriane, Kevin, Fred, Christian, Manu et Elsa commence
l'ascension du col du …(NDLR : on ne saura jamais…). Vers midi, mauvaise nouvelle, le ciel s'assombrit puis il commence à pleuvoir. C'est le moment de sortir les superbes K-way de
Raph, à ce moment là nous passons devant le tour de France de vélo, mais, grosse déception, ils ne passent que dans deux heures. A deux heures, petite pose repas dans un village, puis c'est
reparti. Floriane, malgré son mal de pieds s'accroche pendant la montée, et finalement après avoir admiré le magnifique paysage au Petit Ballon , le petit groupe est gentiment accueilli par un
fermier qui nous autorise l'accès à sa grange pour le plus grand bonheur des amateurs de poulets. Le repas rapidement expédié puis grelottant de froid, tout le monde se couche
Elsa